relativement aisé à
résoudre, et, il l'est plus ou moins bien, depuis
des temps assez reculés.
1°/ La plongée en apnée est la plus ancienne.
Le plongeur respire en surface, retient sa respiration et plonge en apnée inspiratoire,
avec le stock d'air contenu dans ses poumons.
Très vite (1 à 3 minutes) il doit remonter, ayant consommé son oxygène et accumulé du gaz carbonique.
La durée d'immersion peut être un peu augmentée par une hyperventilation;
celle-ci a pour
effet d'augmenter la pression partielle d'oxygène alvéolaire et d'abaisser celle du gaz carbonique ou
encore par inhalation d'oxygène pur ou d'un mélange suroxygéné, sachant que dans la respiration
normale ( eupnée ) une faible partie du volume pulmonaire (0,5 litre - air courant )est renouvelée à chaque cycle ventilatoire :
( inspiration-expiration ).
Dans l'hyperventilation ( hyperpnée ) un volume beaucoup plus grand est renouvelé ( 1,5 Litre - air complémentaire +1,5 litre - air de réserve )
2°/ L'utilisation d'enceintes rigides, closes et résistantes à la pression, alimentées
en oxygène (02) ou en air à la pression atmosphérique à partir des réservoirs, le gaz
carbonique (C02) et la vapeur d'eau (H20) exhalés étant absorbés par de la chaux sodée.
C'est le cas des sous-marins, bathyscaphes, soucoupes plongeantes, tourelles
d'observation type Galéazzi.
Ici se posent surtout des problèmes de résistance des matériaux, de
propulsion et de confinement.
3°/ Alimentation en air à partir de la surface
Pour cela on peut envisager l'utilisation d'un tube dépassant par une extrémité la
surface de l'eau, l'autre étant dans la bouche du plongeur immergé.
En effet, avec un tube (tuba classique) de 30 à 35 cm de long on peut
respirer la tête sous l'eau.
Dans ces conditions la pression totale supportée par le thorax du plongeur
(Pression Atmosphérique plus Pression Hydrostatique) est peu différente de la
Pression Atmosphérique voisine de = 1 Kg/ cm2)
Pour une immersion de 50 cm la respiration devient déjà très pénible et à
2 mètres elle devient impraticable.
Le plongeur subit alors les mêmes phénomènes que le plongeur en apnée
(compression thoracique et abdominale) et s'il peut expirer, il est incapable d'inspirer l'air de
la surface dont la pression est trop faible.
Nous voyons donc ici la première intervention du milieu physique où se pratique la plongée.
Pour s'en affranchir sous cet aspect il faut respecter le principe d'équipression, base de la
réalisation des caissons et des scaphandres lourds et autonomes
Ce principe peut être énoncé en disant : " Que pour maintenir la ventilation pulmonaire
d'un plongeur immergé au voisinage des conditions de la dynamique pulmonaire à l'air libre,
il faut lui faire inhaler un mélange gazeux sous une pression égale à la pression hydrostatique
s'exerçant au niveau de sa cage thoracique".
Cet énoncé n'est d'ailleurs pas tout à fait exact, la densité du mélange gazeux, nous le
verrons plus loin, intervenant également.
Ce principe étant posé, trois types principaux de réalisations pratiques ont été
apportés résolvant le principe de la respiration sous l'eau:
Un récipient ouvert à l'extrémité inférieure est immergé, emprisonnant un certain volume
d'air.
Au fur et à mesure de la descente la pression s'exerçant à l'interface eau-air (couteau) fait
monter le niveau d'eau dans la cloche, y comprimant ainsi l'air dont la pression est
constamment égale à PA + PH (Le volume de l'air diminue en fonction de la loi Mariotte).
Le plongeur peut donc y respirer sans difficulté, la pression du gaz
respirable étant égale à la pression subie par son thorax et son abdomen.
L'autonomie est ici fonction du volume d'air initial pouvant aller d'un simple
chaudron (Lebeta des anciens) coiffant la tête du plongeur, à un tonneau ou une
enceinte plus vaste (cloche catalane, cloche de Halley).
Ce dispositif a ultérieurement été perfectionné par une alimentation en air comprimé
à partir de la surface.
C'est ainsi que les premiers scaphandres à casque (simplement lestés et posés sur les
épaules) ou les modernes cloches à plongeurs, sont alimentés à l'aide d'une pompe
pneumatique ou d'un compresseur, en air à une pression PA + PH égale à la pression
hydrostatique refoulant l'eau à la partie inférieure du casque ou du caisson où l'air
en excès s'échappe librement .
Le
scaphandrier est revêtu d'un habit étanche mais souple, transmettant
la pression et il est coiffé d'un casque rigide avec hublots et soupape
d'évacuation, couvrant les
épaules et le haut de la cage thoracique.
Le casque est alimenté depuis la surface par un compresseur, le débit étant réglé par
une vanne manipulée par le scaphandrier lui-même.
L'homme respire l'atmosphère constamment renouvelée dans le casque et l'habit se
comporte comme une membrane réalisant l'équilibre de pression entre l'intérieur et
l'extérieur( eau ambiante).
3) Le scaphandre autonome type COUSTEAU-GAGNAN
Le scaphandrier emporte sur lui, une réserve d'air contenue dans des réservoirs haute pression, aujourd'hui jusqu'à 232 bars, il respire l'air par l'intermédiaire d'un détendeur fixé sur le réservoir ; ce détendeur fonctionne à la demande, et l'équipression est réalisée grâce aux membranes ou mécanismes qui subissent la pression de l'eau.
Si le problème de la respiration sous l'eau est résolu, les problèmes qui vont se poser
au plongeur (scaphandrier), souvent à son insu, vont surtout découler de l'existence de la
pression due à la densité de l'eau.
C'est au physiologiste français Paul Bert, en 1878, que revient le mérite d'avoir élucidé la nature de ces troubles et du même coup d'avoir créé la physiologie de la plongée.
1) Quelques principes de physique élémentaire dont les conséquences sont simples
et rigoureuses.
2) Des phénomènes biophysiques et biochimiques plus complexes dont le caractère
rigoureux peut être masqué plus ou moins par l'intervention de facteurs individuels.
Nous allons examiner ces différents facteurs et voir leurs conséquences physiologiques
et pathologiques.
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