COTE BASQUE PLONGEE
Fiche Pédago. N° 2
La
Plongée libre ou Apnée
&
( Pêche
Sous-Marine de Loisir )
Étude des facteurs
DURÉE du COURS : 45 minutes
Bibliographie : toutes les documentations techniques et médicales traitant
de la plongée
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I) INTRODUCTION:
Depuis longtemps l'homme cherche à pénétrer sous l'eau.
Le plongeur libre peut rester sous l'eau entre 1 et 2 minutes voire beaucoup plus avec un entraînement spécifique, en variant son niveau d'immersion.
Il
cherche et effectue de nombreuses tentatives pour augmenter ses possibilités
naturelles:
Respiration
- Vision - Propulsion.
La plongée en APNÉE a la réputation de ne pas être dangereuse ! ...
Or, il en est différemment, car les Accidents qui frappent le débutant ou le plongeur chevronné sont plus fréquents que ceux qui frappent le plongeur autonome.
Comme entrevu dans le cours de vulgarisation "anatomie du plongeur", et plus particulièrement les chapitres ' RESPIRATION et CIRCULATION ' les constantes ou capacités physiologiques limitent bien évidemment le périmètre d'évolution à partir des réserves de carburants emportées par le plongeur libre.
II) GÉNÉRALITÉS :
"" il y a 2 catégories
d'accidentés ""
-
Les Champions,
-
Les non entraînés.
Ces accidents sont dus à l'abaissement
de la température corporelle << le FROID >> de
l'élément liquide et à la FATIGUE MUSCULAIRE.
Comme il est dit dans les pages traitant de la physique et de la physiologie de la plongée, l'activité humaine sous l'eau comme sur terre ne peut se faire qu'avec une dépense d'énergie dont l'un des éléments de carburation est fourni par un composant du gaz respiratoire: l'Oxygène (O²) Carburant majeur de l'organisme.
La quantité disponible d'O² dans le sang est limitée par le volume de globule rouge et le milieu ambiant, le système involontaire de régulation de la circulation (Rythme Cardiaque) et ventilation (Inspiration&Expiration) de l'organisme réagit en fonction de cette quantité disponible.
Les capteurs de ce système envoient leurs informations au cerveau et au coeur, et en fonction des paramètres physiologiques de l'individu, enchaînent des réactions automatiques : rythme cardiaque et pour le système ventilatoire accélération du rythme inspiration/expiration.
II-1. Le FROID :
Déperdition
calorifique par convection.
La
Perte de température est de 120 calories/heure dans l'air,
et
de 20 000 calories/heure dans l'eau.
REFROIDISSEMENT 150 FOIS SUPÉRIEUR dans l'eau
Cette
déperdition thermique considérable nécessite une
adaptation progressive et le port d'un vêtement protecteur.
Ce
vêtement permet de lutter contre le froid ( augmentation de l'isolement
calorifique cutané)
- L'action du froid sur les vaisseaux cutanés et les corpuscules thermo-sensibles de la nuque, de la face et des mains, provoque une VASO-CONSTRICTION réflexe avec élimination importante par voie rénale.
- Le froid provoque l'HYPOGLYCÉMIE (Abaissement du Taux de Glucose dans le sang.)
II-2. LA FATIGUE MUSCULAIRE
Elle
est due à un abaissement de carburant O2 et
de comburant
( absence de nutriments ===> mangez
donc avant de plonger)
III) EFFETS PHYSIQUES de la PRESSION
Les effets sont différents de la plongée en scaphandre
Le plongeur emmène dans
ses voies respiratoires de l'air à la pression atmosphérique
et va affronter une pression relative importante.
La CAGE
THORACIQUE est malléable. (Air contenu soumis à la Loi
de MARIOTTE).
Au-delà de 18/23 mètres, la pression intra-thoracique devient négative en rapport à la pression ambiante, et le corps se trouve en dépression.
III-1. DÉPRESSION
Elle
augmente avec le séjour au fond et provoque une sensation de vide interne.
Elle
crée un effet de ventouse intra-alvéolaire qui peut être à l'origine
d'une trans-sudation plasmatique vers les alvéoles.
Elle
peut développer un oedème aigu du poumons
III-2. CONSEQUENCES
HÉMODYNAMIQUES
Accélération
du rythme cardiaque, qui se transforme en bradycardie évolutive.
III-3. MODIFICATIONS
GAZEUSES
Lors
de l'APNÉE, les saturations gazeuses du sang se modifient :
1-
La PO2 baisse,
2-
La PCO2 augmente,
A
la remontée, la PO2 diminue de façon rapide et importante
(décompression de la PO2 et consommation
de l'O2 par les tissus ).
L'O2
pulmonaire, continue à passer dans le sang.
En fin de plongée en Apnée, les PO2 alvéolaire et sanguine sont extrêmement basse et dégénère souvent en
ACCIDENT
de "" Plongée libre ou APNÉE ""
ou encore
du Chasseur Sous-Marin
car
L'Apnéiste ou le Chasseur
à une sensation de bien être au fond,
mais subit une
Syncope brutale à la
remontée
( alentours des 6/7 mètres )
IV HYPERVENTILATION
C'est une technique qui permet de se ""sur oxygéner"" et maintenir
plus longtemps l'apnée.
Cette pratique TRÈS
DANGEREUSE est à l'origine d'accident mortels
IV-1. En
cours d'apnée, le taux de CO2 sanguin
augmente mais met
plus
longtemps pour atteindre le taux nécessaire à la stimulation
bulbaire.
Le
gain sur l'apnée résulte d'une HYPOCAPNIE initiale
et non pas
d'une
augmentation de PO2
IV-2. RISQUES COURUS
Syncope par anoxie aiguë
Si le plongeur en libre se livre à un effort
physique important, il se passe à
la
remontée :
Un Effondrement de la PO2 , réalisant l'état anoxique aigu et
générateur
d'une syncope brutale par:
LÉSION CÉRÉBRALE ANOXIQUE
avant que l'augmentation du CO2 ait pu jouer son rôle
de stimulation
sur
le bulbe rachidien et d'alarme provoquant
le besoin de respirer
L'accident physiologique de plongée libre < la SYNCOPE BRUTALE > ,
soit l'arrêt cardio-respiratoire dû à la diminution de la
quantité du gaz O² dans les poumons sous
la barre des 12%.
L'organisme réagit à l'insu de la volonté de l'individu, l'instinct de conservation fait qu'il y a une reprise spontanée de la respiration et de la circulation, et si la syncope peut s'avérer réversible dans l'air, le fait qu'elle intervienne sous l'eau entraîne une noyade secondaire à cette reprise spontanée.
V- LES APNÉES SUCCESSIVES
Celles-ci,
rapprochées et avec hyperventilation, majorent encore le risque
d'accident.
- Entre
chaque apnée (malgré l'hyperventilation)
la réoxygénation du
sang
est insuffisante.
-
Les dettes successives d'O2 s'additionnent et il se constitue
lentement
une
véritable hypoxie
V-1. Risque =
Précipiter la survenue
brutale d'une anoxie aiguë lors des apnées suivantes.
VI
- CONCLUSION
La
plongée en apnée est plus dangereuse que la plongée
avec scaphandre
Elle
nécessite donc :
-
Une condition physique normale, avec maîtrise de soi,
-
La suppression de tout désir de performance ou de compétition,
-
L'abandon de l'hyperventilation et des plongées successives trop
rapprochées
et répétées,
-
L'obligation d'être avec un compère
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Fiche
Législation
Pêche Maritime N°2a : Décret 90-618 modifié par
Décret 99-1163 du 21/12/1999
relatif à l'exercice
de la pêche maritime de loisir
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Côte
Basque Plongée © Etablissement
d'Enseigement Indépendant créé en
1980
dernière
modification :
samedi, 22-Oct-2005 12:09